Sur un coin d'établi, j'ai eu depuis longtemps l'idée d'imaginer, de représenter, d'inventer ou de composer une matière érotique : non pas une représentation sensuelle pour l'intellect, mais un jeu charnel qui parle directement au corps, à la main, à la peau ; qui parle de la caresse, du grain, du croquant ; du doux, du mou, du moëlleux ; du débordant, du rebondi, du frémissant.
Un érotisme primal, donc, de corps à corps, pur plaisir du ressenti dans un temps qui n'a pas de fin, qui ne se déroule pas, sans projet ; celui du chat et du nourisson.