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PIÈCES ÉCRITES

GALERIE ALAIN BLONDEL du 12/01/2008 au 15/03/2008

 


Froissé 3


Enveloppe carton 3


Enveloppe carton 4


Froissé étendu


Phylactère


Carton, petit triptyque


Froissé 1


Phylactère 4 plis


Papier déplié 8 plis


Enveloppe carton 5


Enveloppe carton 1


Enveloppe cèdre 7


Froissé déchiré gauche


Froissé abîmé


Enveloppe cèdre 4


Enveloppe cèdre 3


Enveloppe cèdre 2


Défroissé 4 plis biais


Enveloppe carton 2


Enveloppe cèdre 5


Grand carton en croix


Phylactère cèdre


Enveloppe cèdre 6


Froissé 4


Papier déplié 6 plis


Enveloppe Cèdre


Papier déplié 4 plis


Froissé 2




« Froissement, bruissement, déchirement, craquement…

Le papier parle à notre oreille comme le carton parle à notre œil ; c'est une matière végétale, qui s'adresse directement à notre corps animal, à notre sensation primale.

Mais le papier est aussi une matière organisée, une feuille, une pièce (comme on dit « une pièce de tissu »). À ce titre, il se plie et se déplie, se drape et s'éploie ; « pli selon pli », il mémorise et révèle.

Qu'on rabatte ses quatre coins, et c'est une enveloppe, matière organisée en objet graphique ; celle-ci relève en effet de l'autre nature du papier : celui qui est écrit.

Car enfin, le papier porte aussi quelque chose de la « forme a priori » de notre esprit : de gauche à droite, il déroule de la pensée ; il est discursif, prosodique, successif. Dans des formats oblongs suspendus en l'air, phylactère, il est déjà de l'écriture, pendant que son feston sans pesanteur, drapé et froissement, prend une allure calligraphique.

Connivence du papier et du bois, plaisir du grain, bonheur de la main ; le papier est à fleur de peau. »

Christian Renonciat